Amiante, plomb et nous en passons...ces obligations irritent souvent les propriétaires
d'habitation.
Le contrôle des ascenseurs est venu s’y ajouter ... encore une obligation entend-on souvent !
Nous pensons que ces contrôles peuvent être mis à profit et être bénéfiques aux propriétaires. Plusieurs facteurs doivent selon nous inciter le propriétaire à vérifier périodiquement la qualité
de la maintenance
1. La recherche de productivité et la diminution des programmes de maintenance.
Les sociétés de maintenance d'ascenseur ne cachent pas qu’elles manquent de personnel qualifié et cela n’est évidemment pas sans conséquences sur les programmes de maintenance. Les entreprises cherchent naturellement dans ces conditions à améliorer leur productivité et elles peuvent pour cela s’appuyer sur les récentes modifications réglementaires de l’arrêté entretien du 18 novembre 2004.
· Réduction du nombre de visite : L’arrêté entretien a permit la réduction du nombre de visites de maintenance (de 12 par an à 9 par an)
· Simplification des programmes d’entretien : L’annexe 1 de cet arrêté définit la liste des opérations minimales d’entretien et leur fréquence. On note que le programme minimal de vérification toutes les 6 semaines ne prévoit pas de visite en machinerie (sauf pour les ascenseurs hydrauliques).
2. Les contrats d’entretien proposés.
Dans l’immense majorité des cas (et particulièrement dans le secteur de la copropriété) les contrats de maintenance "standards" des sociétés de maintenance prévoient ce programme minimal.
3. La diminution de la qualification.
L’énorme charge de travail des ascensoristes procurés par les travaux de mise en conformité, le recrutement massif de personnel qui en découle, sans oublier les départ à la retraite de nombreux technicien issus eux même du « boom » des années 60 concourent à une réelle difficulté à maintenir le niveau de qualification global des techniciens de maintenance.
Dans ce contexte il n’est pas étonnant de constater une augmentation des dérives. Il n’est pas étonnant dans ce contexte que le législateur ait rendu obligatoire un contrôle technique.